Bien sûr que ça m'a gêné dans la vie. Mais c'est du passé. Un grand médecin m'a diagnostiqué autiste asperger et ma mère m'a toujours stimulé elle ne m'a pas laissé me noyer dans la masse des commentaires, et elle était là avec son atelier. La présence c'est déjà beaucoup. Ne pas abandonner l'enfant qui va grandir avec ce sentiment d'habandon c'est déjà le premier gage de reconnaissance.
Je suis juste bien dans le monde d'aujourdhui, pare que je me fais confiance . Je me sens bien . Personne ne projette ses ambitions sur moi, je prends l'espace pour être moi même, sans empiéter sur celui des autres je suis l'adolescent différent qui n'est pas le reflet de l'autre...qui ne se laisse pas embarquer, ou embobiner et quand je suis mal à l'aise, au lieu de criser j' ai appris à disposer de mes outils pour dire " OK, ça j'aime, mais ça, j'aime pas".
Mon côté diStrait n'est qu'une surface. Mais au fait, qui suis-je?
Je ne suis pas un enfant roi, non, mais je suis au monde ce que m'a permis l'art thérapie qui n'est pas un art occupationnel mais un art d'être présent à soi même et au monde . Et puis de reprendre le cours de sa vie malgré la maladie.
Un art de chercher la partie vivable en nous pour avancer quoi qu'il advienne.
Un art qui aide, et qui est reconnu dans le monde médical.
Un art de sauver le trou de sécu en disant "oui à la vie".
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